Je vous ai laissé il y a quelques semaines en phase de préparation de mon premier trail, trail qui je vous le rappelle à pour objectif d’être couru avec ma petite sœur qui elle pratique la course à pied depuis un certain temps déjà, histoire de partager un nouveau « truc » ensemble dans cette renaissance. Au début il était prévu de courir un petit trail à Mèze dans l’Hérault sur les rives de l’Étang de Thau. Malheureusement un petit souci de planning nous a laissé dans l’obligation de rechercher une nouvelle date. Nous décidons donc de jeter notre dévolu sur le Duo trail des Lucioles à Frontignan dans l’Hérault. La course semble sympa, 15 kilomètres de nuit (donc à la frontale) et en duo ce qui est parfait pour notre objectif commun.
Bon 15 kilomètres cela commence à faire et je décide de me tester sur quelques sorties plus longues afin de voir ce que cela donne, car jusqu'alors mon maximum était des sorties de 12 ou 13 kilomètres. Deux sorties de 16 kilomètres sont programmées à une semaine d’intervalle et elles se déroulent à merveille.
Autre point, la course étant un trail il me faut m’occuper des chaussures. En effet je cours 99% de mes sorties le long du canal du Midi alternant les pistes cyclables et les chemins tassés de terre battue ou mes Skechers Goride font fureur. Mais sur un vrai parcours trail je doute que ces dernières puissent faire l’affaire. J’opte donc pour ressortir du placard mes « vieilles » Trabucco de chez ASICS et me lance sur mes parcours habituels. Durant cette première sortie avec mes trails aux pieds je doute tout le long du parcours. De nombreuses tensions que je n’avais jamais jusqu’ici jamais eues se font sentir. Au niveau des talons, des mollets et surtout dans la région inguinale. De sales sensations qui s’effacent dés que je regarde mon temps à l’arrivée, 54 minutes pour 11 bornes un de mes meilleurs temps sur cette distance. Je me dis que ce n’est rien le changement de chaussures doit nécessiter une adaptation voilà tout et j’enchaine donc mes sorties trail au pied.
Insidieusement, sans que je n’y prête particulièrement attention une gêne dans la région pubienne latéralisée à gauche se fait ressentir, et deviens au fil du temps de plus en plus « agaçante » dès la fin de toutes mes séances. Nous sommes le Jeudi précédent le trail et je dois dire que je commence un peu à me poser des questions, mais je reste optimiste je cours moins, prends plus de repos et me dis que ça va passer. Sauf que le lendemain patatras !!!! Une douleur aigue toujours au même endroit irradiant sur la face interne de la cuisse m’empêche presque de marcher. Je décide donc de consulter de suite (oui bon s’est un des rares avantages à travailler avec des médecins toute la journée J J J ) et coup de bambou on me diagnostique une pubalgie et l’on programme une IRM afin de vérifier si les lésions sont importantes ou mineures. Je suis assommé car de suite on m’explique que le traitement de base est le repos, donc exit ma participation au trail. Je suis profondément déçu en fait, surtout parce que le trail était en duo et cela me fait poser un lapin à ma sœur, j’enrage !!!
Quelques jours plus tard le résultat de l’IRM tombe, première bonne nouvelle il n’y a pas de lésion tangibles, c’est donc une pubalgie « bénigne » qui ne devrait pas trop me laisser au repos forcé, au bout de 15 jours d’arrêt le médecin me permet la reprise tranquille de la course à pied, génial vivement la fin de ces 15 jours !!!
En attendant je cogite beaucoup car j’aimerai comprendre les raisons de cette blessure alors que je n’avais rien eu jusqu’ici. Nous sommes d’accord sur un point avec le médecin cela ne semble pas provenir d’un surentrainement, en effet entre 30 et 50 kilomètres par semaine sur un rythme tranquille ce n’est pas monstrueux, d’autant que je n’ai pas de fatigue particulière associée. L’orientation se ferait plutôt vers un problème postural induit par ma perte de poids. Avec 30 kilos en moins à ce jour il est clair que ma position et mes appuis ont changés. D’autre part courant maintenant avec une foulée médio pied, si je n’utilise pas de chaussures avec des drops réduits (mes vieilles trabucco ont un drop supérieur à 12) est-ce que je n’occasionne pas des tensions pouvant être à l’origine de cette blessure ?
Bon autant vous le dire tout de suite à l’heure actuelle je n’en sais rien, et je n’ai pas de réponse à mes questions. Aussi je vais donc reprendre la course à pied tranquillement avec mes Skechers Goride, et tenter de trouver des trails dans la même veine que ces dernières et voir….
Après tout je suis peut-être devenu tout simplement dépendant à mes Skechers qui sait !!!!!!!!! J J J
A suivre…
FABRICE


